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Géographie

Montécheroux est une bourgade de 550 habitants nichée à 650 mètres d’altitude. Vers le nord de notre village s’étend le Lomont. Il s’agit de l’extrémité est d’un chaînon jurassien, qui part de Besançon et s’achève presque en cet endroit par le mont Lomont à 830 mètres d’altitude. Depuis la cime du Lomont se prête à l’œil une vue sur le Pays de Montbéliard et les Vosges. La limite de notre commune suit presque cette cime, au Sud, elle se confond avec les falaises qui dominent la vallée du Doubs. Notre petit village s’assoit sur ce flanc du Lomont.

Le Mont Echeroux, point culminant de notre commune, s’élève à 820 mètres d’altitude. Besançon se trouve à 84 Km au sud ouest et Montbéliard à 28 Km au nord.
Notre hameau paisible fait partie du canton de Saint-Hippolyte et de l’arrondissement de Montbéliard. Montécheroux est le plus haut village du Pays de Montbéliard. Deux sources coulent au centre de notre village et alimentent une fontaine.

Histoire

Le premier écrit qui cite Montécheroux est une charte de novembre 1040 cédant la chapelle du village, église romane construite vraisemblablement au XIème siècle et en partie rebâtie vers la fin de l’époque gothique, à l’abbesse de Baumes-les Dames. L’ancien nom de Montécheroux était Monte Escherolo. En 1136, il fait partie de la seigneurie de Clémont qui comprend 7 villages (Clémont, Montécheroux, Liebvillers, Poset, Dampjoux, Villars sous Dampjoux et Noirefontaine). Le blason de la seigneurie de Clémont est de gueules à une clé d’argent posée en pal. En 1181, la terre d’Eschire reçoit la dénomination de Terre de Montécheroux. En 1241 l’abbaye de Lucelle vend la seigneurie de Clémont à Thiebaut II de Neufchâtel-Bourgogne.
Les Neufchâtel conservent la seigneurie jusqu’en 1505. Le château de Clémont a été érigé probablement entre 1242 et 1261. La forteresse de Clémont est prise une première fois en 1289 par les troupes de l’évêque de Bâle et une deuxième fois en 1445 par les écorcheurs du futur Louis XI.
elle tombe aux mains des Confédérés en 1475 et fut livrée aux flammes. En 1478, l’évêque de Bâle restitue au sire de Neufchâtel les terres de Clémont.
A la mort de Guillaume de Neufchâtel (1505) la seigneurie passe aux mains de Guillaume de Furstemberg. Le château est détruit en 1519 et Montécheroux devient le chef lieu de la seigneurie. Le 4 mai 1506, le comte Ulrich de Montbéliard achète tous les droits et prétentions sur la seigneurie de Clémont.
Les sujets de la seigneurie assemblés sur la motte de Clémont prêtent serment de fidélité aux Wurtemberg le 19 mars 1562.

Pendant l’hiver 1587-1588, invasion de la seigneurie par le duc de Guise, un catholique, qui avait en horreur le comte Frédéric de Wurtemberg partisan de la religion protestante.
Le 14 janvier 1588 Montécheroux est en flammes dévasté par les Lorrains soutenant le duc de Gise. Montécheroux fut le premier village protestant rencontré par les lorrains, ce qui explique leur violence.
En septembre 1595, les soldats français en lutte contre les espagnols envahissent Montécheroux sur les ordres du capitaine Tremblecourt.

En 1611 la peste s’installe et tue un grand nombre d’habitants. Pendant la guerre de Trente ans Montécheroux subit d’autres revers. En 1629 les Impériaux arrivent, suivis par les lorrains et les espagnols en 1633. Le mal arriva à son comble avec les suédois de 1635 à 1640. En 1676 la seigneurie est occupée par les français. En 1696 la seigneurie est mise sous la Taille. L’année suivante la paix de Ryswick rétablit les princes de Wurtemberg dans la possession de la seigneurie, malgré tout Louis XIV ne cesse son oppression. Le 10 mai 1748 le traité de Westphalie réunit définitivement la seigneurie de Clémont à la France.
En 1790 Montécheroux intègre le canton de Saint-Hippolyte, le district de Saint-Hippolyte et le département du Doubs.
Vers 1800 l’activité du fer, présente depuis le XVIème siècle au village par des couteliers et avant eux des cloutiers, se transforme en fabrication d’outils d’horlogerie puis en confection de pinces pour tous les métiers ; soit des milliers de modèles. S’installe alors la double activité (agriculture et travail du fer). Bientôt les pinces sont réalisées selon le principe de la « pince maillée » qui fera la renommée de notre village.
En 1831 le premier cadastre fait apparaître que Montécheroux s’allonge sur 1314 ha. Le 28 juin 1852 est posée la première pierre de l’église catholique. En 1859 construction du beffroi de l’école du centre. Le 9 juin1902, le maire Marc Réville obtient l’autorisation d’accord avec la société électrique de Montjoie pour l’électrification du village. Le 29 mai 1904 une commission de recherche pour l’adduction d’eau potable est nommée. Le 8 juillet 1906 le conseil municipal décide la création d’une bibliothèque populaire. Le 12 septembre 1920 inauguration du Monument aux Morts.
Le 22 août 1944 attaque allemande contre le maquis du Lomont, le 6 septembre nouvelle attaque. En février 1953 les plaques des noms de rues et les numéros de chaque maison apparaissent.
En mai de cette même année l’électricité parvient dans les écarts.
En 1967, travaux au Rangs pour la construction du château d’eau. Le 7 janvier 1969, pour la première fois, l’eau du réseau coule aux robinets des maisons. En 1992, création du regroupement pédagogique entre Chamesol et Montécheroux (il faut savoir qu’à Montécheroux les premières écoles sont apparues vers 1600).
Le 23 juillet 2000 inauguration de la statue de Gérard Basiletti, au centre de la fontaine, symbole du dur travail de plusieurs générations d’écheroumontains.